10 mai 1940 – Invasion allemande de la Belgique

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“Le 10 mai 1940, vers 4 h 30 du matin, l’armée allemande envahit la Belgique, les Pays-Bas et le Grand Duché de Luxembourg, sans ultimatum. C’est le début de ce que l’on appelle aujourd’hui la “”Campagne des dix-huit jours””. L’attaque surprise des forces de l’air et de terre du Reich allemand prend de court les Etats majors alliés par sa rapidité, ses méthodes inédites, et la maniabilié de son matériel. Bien sûr, on se doutait que les mouvements de troupe décelés à la frontière étaient le signe d’une invasion imminente. Mais on s’attendait à une progression lente, comme en 1914, par voie de terre, avec des pauses par devant les rivières, fleuves et canaux. Mais le cataclysme a frappé du ciel, sous la forme de planeurs silencieux, crachant la mort sans que rien ni personne ne l’ait laissé présager. Le Fort d’Eben-Emael, près de Liège, est l’objectif central des Allemands. Leur assaut est si violent que l’artillerie du fort est muselée en quelques minutes. La construction ne résiste pas aux redoutables charges creuses, dont l’usage constitue une nouveauté. En quelques heures, le principal pilier de la défense belge est aux mains de l’ennemi. Douloureuse surprise pour l’opinion belge.
L’agresseur a l’avantage de la surprise et de la vitesse. Le temps manque pour sauver la position: il faut se résoudre à céder du terrain. L’armée belge, dans la soirée du 11, entame son repli sur l’alignement Anvers-Louvain. C’est une blessure d’amour propre, mais ce n’est pas un désastre irrémédiable: à la rencontre de l’envahisseur montent les meilleures divisions françaises. L’intervention, en Hesbaye, du corps de cavalerie française arrête la progression allemande. Une stabilisation du front est alors possible, sur la position dite de la Dyle. Mais les espoirs sont balayés par l’effondrement de la résistance française sur la Meuse, de Houx à Sedan, et par le vide que les Allemands trouvent ensuite devant eux. La nécéssité s’impose donc d’abandonner sans combat la solide position derrière laquelle l’armée belge s’est rangée en force. La retraite, décidée le 16 mai, se fait en trois nuits, et porte derrière l’Escaut des hommes accablés par cette guerre sans sommeil et sans gloire, sous un soleil trop chaud et un ciel où règne seule la Luftwaffe.
Le 24, le front belge s’embrase. L’effort principal des Allemands s’exerce sur la Lys. Sept de leurs divisions s’en prennent à trois divisions belges. Les appels désespérés aux alliés restent lettre morte. Les Britanniques ont perdu confiance. Le 26, Londres leur ordonne de rembarquer. La coalition se disloque dans la défaite… Le 27 mai, le roi Léopold III décide d’épargner le sang des hommes. Il veut éviter une hécatombe qu’il juge inévitable, son image dût-elle en pâtir. Il pense aussi aux milliers de réfugiés agglutinés en arrière du champ de bataille. Ainsi s’achèvera par une capitulation, le 28 mai 1940 à 4 heures du matin, une campagne commencée dans l’espoir, 18 jours plus tôt. C’est le début de plus de quatre années d’occupation.”

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