1970-Turnhout, un village belge spécialisé dans les cartes à jouer

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“Turnhout, chef-lieu de la Campine, s’enorgueillit encore du statut de ville indépendante que lui ont conféré les Ducs de Brabant au début du XIIIe siècle. Malgré la motorisation de la vie moderne et les vélos si nombreux dans le plat pays, Turnhout a gardé le caractère d’une cité du XVII siècle. La plupart de ses monuments et ses habitations du centre de la ville datent de cette époque, particulièrement brillante pour Turnhout. Son béguinage a aussi conservé tout le charme désuet d’antan. Et c’est dans un hôtel patricien de la Renaissance Flamande que l’on découvre le Musée de la Carte à Jouer. C’est toute l’histoire d’une des plus fameuses spécialités turnhoutoises, qui se trouve évoquée là, depuis les origines de cet artisanat. Il s’y développa voici un siècle et demi. Dans l’intervalle, Turnhout est devenu le centre mondial de la Carte à Jouer. Actuellement encore, on en exporte vers une soixantaine de pays étrangers. Mais l’intérêt didactique réside surtout dans le passé. On y voit un carnet de commandes, avec échantillonnage, datant de 1892. il y a des cartes de grand formats, sans doute pour géants; des mini-cartes pour les amateurs de parties clandestines. Les espagnols de jadis n’admettaient pas de femmes dans leur jeu. Curiosité : les cartes pour sourds-muets. Grande spécialité de Turnhout, les cartes asiatiques; en voici pour les Japonais. Ces autres font les délices des chinois raffinés et celle-ci sont la joie des Indonésiens. l’humour ne perd pas ses atouts et c’est un panorama mondial qui se révèle à Turnout, dans l’infinie diversité des jeux de cartes… jusqu’à ceux du pop-art.”

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